Les Japonais et le travail : au-delà du mythe

C’est bien connu : le Japonais est obéissant, assidu, travailleur et se tue littéralement à la tâche. Le Français lui est fainéant, ne bosse pas beaucoup, quand il n’est ni en vacances ni en arrêt maladie, et passe son temps à râler.
Les préjugés ont la vie dure et il semble utile d’aborder cette question d’un point de vue objectif, en s’appuyant sur des faits et des chiffres, et d’aller au-delà de l’image que l’on nous vend bien volontiers. [1]

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Salarymen devant leur immeuble (Tokyo, 2009.10.29) ©KobbyDagan

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Takara Tomy Arts – Okakaki : le pileur de glace !

Takara Tomy est une société japonaise spécialisée dans les jouets, jeux et appareils de puériculture. Née de la fusion de Takara et Tomy, la compagnie possède ses propres licences et réalise des produits pour des marques comme Disney ou Hasbro.
Mais ce qui nous intéresse chez T-Arts est la section « Specials » qui contient des inventions culinaires à la fois loufoques et terriblement bien pensées !

Aujourd’hui : Okakaki, le pileur de glace !

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Okakaki – Présentation

 

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Fête nationale au Japon ( … et autres jours fériés)

Le Japon compte beaucoup de jours fériés, et est même l’un des pays qui en compte le plus au monde : pas moins de 16, plus diverses fêtes célébrées tout au long de l’année (comme quoi la France, avec ses 11 jours, reste loin derrière). Difficile de s’y retrouver dans ceux qui sont réellement importants mais nous en retiendrons 4, parmi lesquels deux jours de fête nationale :

1er janvier Jour de l’An (Ganjitsu (元日)
11 février Jour de la Fondation de l’État (Kenkoku kinen no Hi, 建国記念の日)
3 novembre Fête de la Culture (Bunka no Hi, 文化の日)
23 décembre Anniversaire de l’empereur (Tennō Tanjōbi, 天皇誕生日)

 

Le Pays du Soleil Levant possède en effet deux « fêtes nationales ».

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Moomin House Café

Il existe deux « cafés Moomin » à Tokyo, ainsi que deux boutiques [1].
Je suis allée au Moomin House Café, situé dans le centre commercial Solamachi à Sumida-ku, au pied de la Tokoy Skytree [2].

 

Par forcément facile à trouver dans le dédale de ce centre commercial, mais lorsque vous approchez, impossible de vous tromper : Moomin en personne vous attend devant l’établissement La façade en bois bleu vous donne l’impression d’être arrivé en Europe du Nord.

 

L’entrée se fait par la boutique (malin !) où un serveur vient vous accueillir et vous inscrire sur liste d’attente. Eh oui, au Japon, beaucoup de gens aiment Moomin et le café-restaurant n’est pas très grand. On vous invite alors à patienter dans ladite boutique (tout est prévu…). Vous pouvez donc en profiter pour jeter un coup d’œil à tous les produits dérivés : vaisselle (la même que celle utilisée dans le café), produits alimentaires (biscuits, pâtes, chocolats) emballés dans de très belles boîtes en métal, sacs, chaussons, plaids, calendriers, etc. Faîtes votre choix !

Le moment tant attendu arrive : le serveur vient me chercher pour m’installer ! Jusqu’ici, difficile d’apercevoir la salle de restaurant. Depuis la boutique, il faut suivre un petit couloir pour y arriver. Le long de ce couloir se trouvent deux petits salons qui peuvent être occupés par des familles avec enfants, par exemple. Je croise d’ailleurs deux familles qui quittent le restaurant, laissant Moomin seul à table.
Arrivée dans la salle principale, je suis étonnée de voir qu’il n’y a presque que des adultes, des jeunes et des moins jeunes. Il y a peut-être plus d’enfants au moment du déjeuner. Les gens viennent au moins à deux. Je ne vois personne en tête à tête avec Moomin.

 

Arrivée à ma table, c’est la déception : pas de Moomin ! C’est Pipo, le meilleur ami de Moomin, qui m’attend. J’interroge le serveur. Ce dernier m’explique que Moomin va d’une table à l’autre, qu’il faut juste patienter et qu’il viendra me rendre visite.
Le café dispose de plusieurs peluches dont Papa Moomin et Mlle Snork mais d’un seul Moomin. Il faut donc partager avec les autres convives. Ouf ! Me voilà rassurée ! Je peux passer à l’étude du menu.

 

Dans ce café-restaurant, il est possible de déjeuner, de dîner ou simplement de faire une pause en buvant une boisson chaude ou froide. Il y a peu de choix dans les menus et ce n’est pas un restaurant gastronomique, mais on ne vient pas pour ça au Café Moomin. Mon repas s’est composé d’une salade avec des pâtes en forme de Moomin, d’une soupe de poisson et de boulettes accompagnées de riz en forme de personnages de la bande dessinée. Pour terminer, j’avais le choix entre un café ou un chocolat, chaud ou froid avec un joli décor.

 

Tous les plats sont apportés en même temps mais je mange à mon rythme, sans être pressée par le personnel. Pour preuve, j’ai vu un jeune homme qui s’est endormi à table, appuyé contre papa Moomin ! Le seul inconvénient, c’est que les plats froidissent donc, de fait, je suis obligée de manger un peu vite. Mais ma préoccupation est tout autre : à chaque passage du serveur, je demande quand Moomin va venir ! Finalement, c’est Mlle Snork qui a partagé mon repas. Mais Moomin a tout de même fait son apparition. Il a été posé non loin de moi en attendant d’être assis à une autre table. J’en ai profité pour le câliner et prendre des photos.

Ce menu coûte ¥1780 (~13€). Ce n’est pas donné mais le repas est plutôt bon et suffisamment copieux. Et pour avoir le plaisir de dîner avec Moomin, ça les vaut bien !

Donc à tous ceux qui auront la chance d’aller à Tokyo et qui aime les Moomins, je recommande cette visite.

 

 

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[1] Pour la liste de tous les restaurants et boutiques Moomin dans le monde, rendez-vous sur moomin.com (en bas de page)

[2] Moomin House Cafe Tokyo Skytree Town Solamachi
Tokyo Skytree Town Solamachi 1F
1-1-2 Oshiage? Sumida-ku, 131-0045, Tokyo, Japan
Tél : +813 5610 3063
Horaires : 08:00 – 22:30

Poison City (Tetsuya Tsutsui)

Tetsuya Tsutsui est un mangaka dont l’ascension sort des sentiers battus. Il débute en effet sur le Net sous le pseudonyme de pn221, avant d’être publié pour la première fois en 2004 par un éditeur français, Ki-oon (Duds Hunt). Ceci lui permet de gagner en notoriété pour ensuite signer dans son pays chez Square Enix. Mais à partir de 2011 et une brouille avec ce dernier, il recommence à développer des projets avec l’éditeur qui en premier lieu lui avait accordé sa confiance (Prophecy, puis Poison City). [1]
Spécialisé dans les histoires courtes, il distille des concepts forts portés par des ambiances en général oppressantes. Les dix planches des Congés de Tomomi-san caractérisent bien son style : sous des dehors classiques à base de voyeurisme inspiré par Hitchcock, il laisse éclater une certaine violence avant de conclure son histoire sur un retournement inattendu. Et si son chef d’œuvre reste probablement Rêves éveillés, tant par la construction que par le message véhiculé, Tsutsui s’est progressivement tourné vers des œuvres un peu plus longues, sans doute aussi par nécessité éditoriale longues (mais sans jamais dépasser les trois tomes). Avec, il faut le dire, moins de réussite (Manhole, ou même Reset). Si les ambiances sont toujours présentes, et que l’ensemble reste de bonne facture, force est de constater que ses concepts ne tiennent pas sur une plus longue distance et que les œuvres perdent en puissance.

Avec Poison City (2014), l’essai est cette fois-ci pleinement transformé.

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Hanami, l’arbre magique

Au printemps, la floraison des cerisiers du Japon (« sakura », 桜 / 櫻 ) est célébrée dans tout l’archipel.
On se rassemble en famille ou entre amis pour les photographier et pour pique-niquer dans les parcs. Cette tradition s’appelle sakura ohanami (花見), ce qui signifie « la contemplation des fleurs de cerisiers ».

Si vous n’avez pas la chance de pouvoir vous rendre au Japon durant cette période, ou si vous n’avez pas la patience d’attendre la floraison naturelle des cerisiers (qui varie d’une année à l’autre!), voici un petit objet qui vous permettra de célébrer hanami chez vous !

 

Pour une dizaine d’euros, vous pouvez vous procurer un cerisier magique, d’environ 12 cm de haut ! [1]

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Takara Tomy Arts – Okafuri : le saupoudreur universel !

Takara Tomy est une société japonaise spécialisée dans les jouets, jeux et appareils de puériculture. Née de la fusion de Takara et Tomy, la compagnie possède ses propres licences et réalise des produits pour des marques comme Disney ou Hasbro.
Mais ce qui nous intéresse chez T-Arts est la section « Specials » qui contient des inventions culinaires à la fois loufoques et terriblement bien pensées !

Aujourd’hui : Okafuri, le saupoudreur universel !

Okafuri_presentation
Okafuri – Présentation

 

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16 000 € par an…

 

… c’est le salaire médian brut des auteurs de bandes-dessinées en France [1].

 

Ce chiffre ressort d’une étude réalisée par les États Généraux de la BD entre le 15 septembre et le 15 novembre 2015, période au cours de laquelle 1 469 auteurs de BD ont répondu à un questionnaire.
Globalement, ces auteurs mènent une existence assez précaire et ignorent de quoi leur avenir sera fait. Et si les femmes sont de plus en plus nombreuses à exercer ces métiers, elles souffrent de très importantes disparités de revenus.

Le profil type : un homme de -40 ans, détenteur d’un diplôme du supérieur, qui travaille sur ses œuvres à son domicile, environ 35 heures/semaine pour l’équivalent du SMIC, tout en exerçant un autre emploi en parallèle.

Petite synthèse.

 

Premier constat, les femmes ne représentent qu’un quart des auteurs, même si un changement s’amorce : 80% d’entre elles ont moins de 40 ans, preuve de l’arrivée d’une nouvelle génération. [2]

 

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