Kōtō-ku ( 江東区 )

Troisième escale : Koto !

Koto

Drapeau de Koto

 

 

 

 

Koto Map

Koto

Kōtō signifie “Est de la rivière”, ce qui décrit assez bien sa position géographique, coincé entre les embouchures de la Sumida (à l’ouest) et de l’Arakawa (à l’est). Cet arrondissement possède la particularité d’être pour une bonne partie constitué d’îles artificielles, gagnées sur la baie de Tokyo.

Koto GoogleMaps

La véritable « morphologie » de Koto

 Le pont Harumi (Harumi Ōhashi) relie ainsi Kōtō-ku à Chūō-ku, et plus précisément les îles/quartiers de Toyosu et d’Harumi.

Koto - Harumi Oohashi by day

Pont Harumi, de jour (Harumi Ōhashi, Tōkyō) ©Ryoma35988

Koto - Harumi Oohashi by night 01

Pont Harumi, de nuit (Harumi Ōhashi, Tōkyō) ©Kangoo_

Koto - Harumi Oohashi by night 02

Pont Harumi, de nuit (Harumi Ōhashi, Tōkyō) ©Kangoo_

Pour débuter, impossible de faire l’impasse sur cet élément essentiel à la vie des Japonais : les konbini. Et c’est à Koto, dans le quartier de Toyosu justement, que l’on trouve le plus ancien magasin 7-Eleven implanté dans l’archipel.

Koto - 7-Eleven de Toyosu

7-Eleven, Toyosu, Kōtō-ku ©LERK

 Les konbini sont l’équivalent japonais de « l’épicerie arabe » française ou belge, du « chinois » réunionnais ou du « dépanneur » québécois. Il s’agit de supérettes ouvertes 24h/24, 7 jours/7. Le nom est une contraction du terme anglophone convenience store, prononcé « konbiniensu sutoa » par les nippons. Ces établissements offrent de nombreux services : alimentation bien sûr, presse, papeterie, hygiène ; mais aussi photocopies, bornes internet, relais dépôt ou réservation de spectacles. Il est même possible dans certains de régler ses factures d’électricité, gaz, téléphone, etc.
Ne vous étonnez donc pas que les personnages de manga ou d’animes s’y rendent pour tout et n’importe quoi, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Il ne s’agit pas d’un artifice scénaristique mais d’une réalité quotidienne.

Koto - Konbini 7-11 Fukushima

7-Eleven, Shinchi, Fukushima ©Kuha455405

 7-Eleven ou 7-11 est une chaîne de magasins de proximité d’origine américaine. C’est en 1927 à Dallas que John Jefferson Green eut l’idée de vendre des produits de première nécessité sur un stand improvisé devant son entreprise. Le succès fut immédiat, malgré la présence d’autres petits commerces dans les environs, car la société en question vendait de la glace, élément qui assurait une parfaite conservation des produits. Mais c’est le manager de Green, Joe C. Thompson Sr. qui eut l’idée de développer le concept, allant même jusqu’à racheter la maison mère Southland Ice.
En 1946, il change le nom en « 7-Eleven », qui indique tout simplement les heures d’ouverture, plage très importante pour l’époque. Le premier magasin ouvert 24h/24 s’établit à Austin en 1962.
Suite à des difficultés financières fin des années 80/début des années 90, 7-Eleven est sauvée de la banqueroute par Itō Yōkadō, un groupe de distribution japonais [1], qui prend définitivement le contrôle de la marque en 1991.
Fin mars 2007, 7-Eleven comptait 32 208 points de vente répartis sur 17 pays, et dépassait ainsi le géant McDonald’s pourtant présent dans 118 pays. La chaîne compte aujourd’hui quelques 53 000 magasins et est présente en Asie, Océanie, Amérique du Nord et Scandinavie.

Puisque nous sommes à Toyosu, un petit mot sur cette île formée de débris de construction, immergés après le grand tremblement de terre de Kantō (1923). Elle a ensuite vu s’établir des industries lourdes. En 1959, un arrêté préfectoral limite le développement industriel de l’île, avant que celui de 1969, visant à lutter contre la pollution, ne stoppe toute expansion. Il faudra vraiment attendre les années 90, et les fermetures successives des centrales à gaz (1987) et au charbon (1991), pour que le quartier change et ne commence à ressembler à celui que l’on connaît aujourd’hui, mélange d’immeubles d’affaires et d’habitations, agrémenté de commerces [2].
Cependant, l’affaire du déménagement du marché au poisson de Tsukiji (cf. article sur Chūō-ku) rappelle que le sous-sol de l’île demeure très pollué, notamment au benzène [3], et dangereux pour la santé des populations qui y travaillent ou y vivent.
Le Toyosu Center Building et l’Annex sont deux immeubles « frères » reconnaissables à leur design (le premier s’arrondit légèrement dans sa partie haute tandis que le second demeure parfaitement carré). Le TCB date de 1992 et abrite près de 100 000 m² de bureaux répartis sur 37 niveaux. Le TCBA, érigé en 2006, mesure 17m de moins et ne compte que 33 étages, mais sa surface totale est plus importante (d’environ 6 000 m²).

Koto - Toyosu Center Building

Toyosu Center Building et Annex ©Tennen-Gas

La chaîne WOWOW est basée à Koto, dans le quartier de Tatsumi [4]. Juste à côté des locaux de la Croix Rouge japonaise.

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WOWOW Broadcasting Center ©Kamemaru2000

Première chaîne payante du satellite nippon, WOWOW est surtout connue pour son très large choix de dessins animés, japonais comme étrangers, qu’elle produit même parfois. Elle s’est surtout spécialisée dans les animes dont le contenu ne peut passer sur les grands networks de l’archipel.
On peut aussi voir à l’antenne des séries étrangères (américaines), des films et du sport, comme l’UFC [5] ou les quatre tournois du Grand Chelem.
Fin 2011, elle comptait plus de 2,5 millions de souscripteurs.

 

 

Yumenoshima, située au centre est, est une île artificielle dont le nom signifie « Île aux Rêves ». Un patronyme étonnant lorsque l’on sait qu’elle est bâtie sur une immense décharge à ordures.
Dans les années 30, le gouvernement crée l’îlot dans le but d’y construire un aéroport qui remplacerait celui d’Haneda (situé non loin de là dans l’arrondissement d’Ōta). Mais la guerre empêche les travaux de débuter et les Américains décident après l’armistice d’agrandir Haneda. En 1947, une grande plage publique est inaugurée en même temps que le nom Yumenoshima est adopté. Cependant, la plage ferme après trois années d’existence seulement et devient en 1957, par ironie du sort, une décharge ! Cet aspect du traitement des ordures existe toujours. Néanmoins, le cadre a été sensiblement amélioré avec la construction d’un parc des sports, d’une marina et d’une serre tropicale.
On y trouve également l’épave d’un thonier, entièrement en bois, le Daigo Fukuryū Maru (« Dragon Chanceux 5 »).

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Daigo Fukuryu Maru ©Tokyobling’s Blog

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Daigo Fukuryu Maru ©Tokyobling’s Blog

Celui-ci possède la particularité d’avoir été irradié par un essai nucléaire dans l’atoll de Bikini, le 1er mars 1954 [6]. Durant les trois heures qui suivent l’explosion, la vingtaine de marins voit tomber une fine poussière de corail radioactive, qu’ils ramassent et stockent dans des sacs et nommeront plus tard shi no hai (« cendre de mort »). Six mois après son retour, l’opérateur radio décède à l’âge de 40 ans, devenant ainsi la première victime japonaise d’une bombe à hydrogène. Le gouvernement américain se montra particulièrement de mauvaise foi, minimisant le degré de contamination, et indiquant que la présence du navire dans la zone de contamination relevait d’une manœuvre délibérée des soviétiques visant à les discréditer. Les experts envoyés au Japon, sous couvert d’apporter leur aide aux victimes, furent chargés de contenir l’information et d’étudier l’effet des retombées sur l’équipage. Néanmoins, on découvrit plus tard que les militaires avaient complètement sous-estimé la puissance de leur arme, contaminant en fait une centaine de navires de pêche ainsi que l’ensemble des îles Marshall, qu’il fallut évacuer [7].
Cet évènement lancera la vague des films de monstres japonais (kaijū eiga), dont le plus connu demeure Godzilla.

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Musée du Daigo Fukuryu Maru ©JapanTimes

 

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Serre tropicale de Yumenoshima ©Shinjuku110

La Yumenoshima Nettai Shokubutsukan, édifiée en 1988, comprend trois dômes : le premier offre la part belle à la forêt humide (tropicale ou tempérée), le second recrée un village tropical, et enfin le troisième présente la flore des îles Ogasawara [8]. On y trouve ainsi un millier de plantes, dont certaines carnivores.
La serre est entièrement chauffée par la combustion des ordures de l’usine voisine.

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Serre tropicale de Yumenoshima ©Hong-Kong Environmental Protection Department

 (Dans le fond, si vous avez bien suivi, vous devriez reconnaitre les tours de Toyosu !)

 

 

Ce petit tour dans Koto est l’occasion de mentionner les transports japonais.

La ligne Tōbu Kameido-sen, ouverte en 1904 et électrifiée en 1928, relie Hikifune (Sumida-ku) à Kameido (Kōtō-ku). Elle est empruntée par des rames « à l’ancienne » que l’on voit souvent dans les mangas ou animes.

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Tōbu 8000-kei (1963-1986) ©LERK

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Tōbu 8000-kei (1986- ) ©DAJF

Cette « série 8000 » a été mise en service en 1963. Sur les 712 rames produites jusqu’en 1983, près de 400 sont encore en service [9]. Elles ont subi un lifting à partir de 1986 visant à les moderniser.
Les rames sont composés de 2 à 10 wagons. Ces dernières, exceptionnellement longues (en général, elles ne dépassent pas les 6 wagons, 8 au maximum) ne servent qu’à la desserte du quartier d’Ikebukuro sur la ligne Tōbu Tōjō-sen. Celle-ci relie Ikebukuro-eki (Toshima-ku), à Yorii-eki, dans la préfecture de Saitama, 75 km plus au nord.

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Intérieur « standard » de la 8000-kei ©DAJF

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Intérieur de la 8000-kei, avec sièges de la couleur d’origine ©DAJF

Pour revenir à notre Kameido, tout le paradoxe du Japon est résumé dans cette ligne : dans cette contrée de haute technologie, on trouve pourtant des trains qui circulent entre les immeubles, des gares old school, et des passages à niveaux en plein centre ville.

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Gare de Kameido-Suijin ©Rsa

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Quais et passage à niveau de Kameido-Suijin ©東京特許許可局

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Gare de Higashi-Azuma ©東京特許許可局

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Quais et passage à niveau de Higashi-Azuma ©東京特許許可局

 

 

Dans le quartier de Fukagawa se trouve le plus grand sanctuaire Hachiman de Tokyo, le Tomioka Hachiman-gū. Il fut construit en 1627 pour consacrer Hachiman, dieu shinto de la guerre et surtout protecteur du Japon.
Le Fukagawa matsuri est l’un des trois grands festivals shinto de Tokyo et se tient au temple à la mi-août. Son origine remonte à 1642, où il était considéré comme l’un des trois grands festivals d’Edō.

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Sanctuaire Tomioka Hachiman ©Morio

 

 

Odaiba est une île artificielle qui appartient à trois arrondissements : Minato, Shinagawa et Koto. Même si la majeure partie s’étend sur ce dernier, elle tire son nom du quartier de Daiba, situé à Minato.
Daiba signifie « forteresse » en référence aux batteries de canons. Celles-ci, au nombre de 6, furent érigées à la demande de Ieyoshi Tokugawa, afin de protéger Tokyo d’éventuelles attaques maritimes. La batterie n°3 (Dai-San Daiba) est ouverte au public depuis 1928 et est devenue un lieu de pique-nique.

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Dai-Roku Daiba ou « batterie n° 6 », depuis le Rainbow Bridge ©Chris73

De son nom officiel Tōkyō Rinkai Fukutoshin (ou « Nouveau centre urbain de la baie de Tokyo »), elle se divise en quatre quartiers : Daiba (Minato), Ariake et Aomi (Koto), Higashi Yashio (Shingawa).
Odaiba est un lieu touristique, y compris pour les Japonais eux-mêmes. Très high-tech, avec de nombreuses constructions modernes, l’île offre des occupations pour tous, mais attention : les prix sont un peu plus élevés que dans le centre de Tokyo (qui n’est déjà pas réputée pour être la ville la moins chère du monde).

 

 

C’est dans le quartier d’Ariake que se situe le Tokyo Big Sight, nom populaire du Tōkyō Kokusai Tenjijō, le plus grand palais des congrès du Japon.
C’est dans cet espace de 230 000 m² que se déroule entre autres Anime Japan (ex-Tokyo International Anime Fair ou TAF), centré sur l’animation, et surtout le Comic Market (ou Comiket), centré lui sur le dōjin [10].
Tout lecteur de mangas ou spectateur d’animes a déjà vu des personnages bloqués durant des heures dans les interminables files d’attentes qui se forment à l’entrée de ce salon extrêmement prisé, qui a lieu deux fois par an. Pour donner un ordre d’idée, Japan Expo, le salon français de référence qui se tient chaque début juillet à Paris, a attiré près de 250 000 visiteurs sur 4 jours en 2015. Cette même année, le Comiket 88 (14-16 août 2015) a vu déferler 550 000 otakus, tandis que le Comiket 89 (29-31 décembre 2015) a lui accueilli 520 000 personnes ; soit plus d’1 million de visiteurs cumulés !

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Tokyo Big Sight, de jour ©Morio

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Tokyo Big Sight, de nuit ©Masato Ohta

Ariake est une mini-ville dans le sens où l’on y trouve immeubles d’habitation et écoles, commerces et tours d’affaires, et toutes sortes d’installations sportives (notamment le Tennis Park, avec ses 48 courts et son colisée au toit rétractable (Ariake Koroshiamu), ou le Shin-Kiba 1st Ring pour le catch).
À noter la présence ostensible du Tokyo Baycourt Club, hôtel de luxe et spa de 60 000 m². Une visite sur le site de l’établissement vous donnera un avant-goût des lieux, avec notamment une vue panoramique à 360° des somptueux intérieurs ; le site du groupe gestionnaire, KKS, offre quelques sympathiques photos.

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Tokyo Baycourt Club ©SSKKBB

 

 

 

De manière générale, l’île d’Odaiba regorge de lieux de divertissement ou de détente. Pêle-mêle :

Fune no kagakukan, le musée océanographique, ressemble à un navire cargo planté dans la berge d’Odaiba et est desservi par sa propre station de métro (ligne Yurikamome, que nous évoquerons plus loin). On y trouve toutes sortes d’informations concernant les bateaux et la navigation. Deux navires amarrés au port (un ferry et un chalutier) sont visitables à l’extérieur, tout comme trois phares anciens, dont un en bois.

Miraikan (Nippon Kagaku Mirai-kan), musée national des sciences émergentes et de l’innovation. Créé en 2001 par l’Agence des sciences et de la technologie du Japon, il propose toutes sortes d’expériences scientifiques, à la manière de la Cité des Sciences de la Villette, à Paris. La star des lieux demeure néanmoins Asimo, le célèbre robot humanoïde de Honda.
L’entrée se fait pour la modique somme de 4,5 € par adulte et 1,5 € par enfant de -18 ans (et même gratuit pour eux le samedi).

— Legoland Discovery Center, ouvert depuis 2012
— Le musée de cire de Madame Tussauds
Tous deux se trouvent devant chez Fuji TV et il est possible d’obtenir un billet couplé.

Venus Fort est un centre commercial sur le thème de Venise. L’ensemble est minutieusement décoré à l’image de la ville du XVIIIe, avec des fontaines de marbre, des couchers de soleil artificiel toutes les 30mn et un « maire » italien lisant des discours à un balcon. Surtout, ce lieu ouvert 7j/7 et comptant plus d’une centaine de boutiques sur trois niveaux est spécifiquement dédié aux femmes. Par contre, si la déco y est agréable, les prix sont eux assez élevés.

Ōedo-onsen-monogatari est un établissement de onsen. L’intérieur de ce complexe ouvert 24h/24 reproduit l’Edo du XIXe siècle avec ses échoppes et les gens y circulent en yukata [11] et pieds nus. Les eaux chaudes sont puisées à 1 400 m sous terre et alimentent des bains en extérieur. Il est également possible d’y prendre des bains de sable ou de vapeur, de se faire masser ou bien simplement de prendre du repos dans des pièces équipées de tatamis. Des restaurants de cuisine japonaise y sont installés pour la restauration et des spectacles ont lieu pour divertir les visiteurs.
Pour ceux qui se poseraient la question, les bains ne sont pas mixtes ! (à l’exception toutefois du ruisseau extérieur, en libre accès). L’entrée coûte entre 11 et 16 € suivant les jours et l’heure d’entrée, et les personnes tatouées y sont interdites.
Pour plus d’infos à ce sujet, je vous invite à lire le très bon billet du site Planète Maneki.

— et n’oublions pas Daikanransha, la grande roue de 115 m !

Pour terminer, le parc de Odaiba-Kaihin (Minato-ku) propose une agréable promenade permettant d’admirer le Rainbow Bridge (sur lequel nous reviendrons un peu plus loin). La plage est, en été, « un lieu populaire de baignade et de planche à voile », si l’on en croit le site de l’office du tourisme au Japon. Cependant, il semblerait que ladite baignade n’y soit pas vraiment recommandée à cause de l’importante pollution de l’eau.

Koto_Odaiba-beach

Plage d’Odaiba ©Josias

 

 

Le siège de Fuji TV est implanté à Odaiba.
Née en 1957 (mais qui ne commence à émettre que le 1er mars 1959), Fuji Television Network, Inc. est une chaîne privée généraliste (info, variété, sport, jeux, divertissement…) diffusant en hertzien. Elle possède notamment les droits de retransmission de la Formule 1 depuis 1987 et diffuse de nombreux dessins animés.
Elle propose d’ailleurs la case « noitaminA », bien connue des fans d’animation, le vendredi matin de 00h45 à 01h45. Lancée en 2005 pour attirer un public plus mature, elle passe de 30mn à 1h en 2010, preuve de son succès. En avril 2015, elle lance sa cinquantième série. Parmi les œuvres phares, citons Hachimitsu to Clover (2 saisons), Nodame Cantabile (3 saisons), Moyashimon (1 anime et 1 série live), Higashi no Eden, et récemment Psycho Pass (2 saisons et 1 film).
Le network propose aujourd’hui trois canaux supplémentaires : Fuji TV One (sport et émissions de variété), Fuji TV Two (dramas et animes), et Fuji TV Next (spectacles en direct).
Chaîne populaire, elle est surnommée « The Traitor Network » par les groupes d’extrême droite, qui jugent qu’elle s’ouvre trop aux produits culturels coréens et insulte ce faisant l’identité japonaise.

Koto_Odaiba_FujiTV

Siège de Fuji TV ©FRED

La visite du studio est payante, et réservée aux nipponophones. L’accès au 25e et dernier étage permet d’apprécier la vue sur la baie de Tokyo (3,5€ pour les adultes, 2€ pour les enfants). La boule abrite un restaurant chinois haut de gamme.

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Odaiba, depuis le musée océanographique ©Mark J. Nelson

Au premier plan se trouve la ligne automatique Yurikamome (« mouette rieuse », oiseau qui peuple la baie, emblème de la préfecture de Tokyo). Elle est utilisée chaque jour par près de 200 000 tokyoïtes. Elle devrait prochainement être prolongée vers Kachidoki (Chūō-ku) en vue des Jeux Olympiques de 2020.
Il s’agit de la première ligne automatisée de Tokyo ; bénéficiant d’une tarification spéciale, elle ne propose de correspondances qu’au niveau des terminus. Autre particularité, chaque nom de station est annoncé par un seiyū [12] différent (soit 16 au total). Les voies, qui mènent jusqu’à Ginza, traversent le Rainbow Bridge après avoir effectué un tour complet.

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Tracé de la ligne Yurikamome

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Vue du Rainbow Bridge depuis la rampe d’accès ©Brianlockwood

Le Rainbow Bridge se trouve sur le territoire de Minato-ku ; mais autant en dire quelques mots tout de suite (et ainsi faire le lien avec le prochain article 😉 ).

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Rainbow Bridge, crépuscule ©Cors

Achevé en 1993, son nom officiel est « Shuto Expressway No. 11 Daiba Route – Port of Tokyo Connector Bridge » mais la population le nomme simplement « Reinbō burijji ». La couleur blanche est destinée à harmoniser le pont avec le reste du paysage. De nuit, il est éclairé par un jeu de lampes alimenté par des batteries à énergie solaire, qui se chargent dans la journée.

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Rainbow Bridge, de jour ©FRED

La Statue de la Liberté est une réplique de la française, réalisée en 2000. Celle-ci fut prêtée au Japon de mai 1998 à avril 1999, pour L’Année Française au Japon. Devant l’engouement populaire, une copie fut commandée afin de la conserver sur place.

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Rainbow Bridge et Baie de Tokyo, depuis Odaiba ©javachan

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Odaiba, de nuit, depuis le Rainbow Bridge ©Gorgo

 Les petits bateaux (qui vont sur l’eau…) visibles au premier plan sont des Yakatabune. Le nom signifie « navires-maisons » car l’intérieur, richement décoré, propose des tatamis au sol et des tables basses sur le modèle des habitations traditionnelles. S’ils servaient au divertissement des classes aisées dès le IXe siècle, ils permettent aujourd’hui surtout de visiter la capitale et d’admirer les constructions depuis l’eau. Vous l’aurez compris, il ne s’agit ni plus ni moins que de l’équivalent de nos bateaux-mouches parisiens.

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Intérieur d’un Yakatabune ©Masa

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Intérieur d’un Yakatabune ©TokyoDailyLife

 

 

Chūō-ku ← | Tokyo | → Minato-ku

 

 

[1] Pour l’anecdote, Masatoshi Itō avait eu l’idée de créer l’enseigne après un séjour aux USA, où il avait pu découvrir les supermarchés. À noter qu’aujourd’hui, Ito-Yokado est une filiale de Seven & I Holdings Co (au même titre que 7-11).

[2] Pour ceux qui désireraient en savoir plus sur l’aménagement du quartier de Toyosu, je vous invite à lire le chapitre correspondant de la thèse de Rémi Scoccimarro (2007, Université Lyon 2)

[3] Le benzène est reconnu comme cancérogène et génotoxique (il attaque le génome et peut provoquer des risques génétiques pour la descendance). L’intoxication au benzène est reconnue comme maladie professionnelle depuis 1931 en France. Pour plus d’infos, Wikipedia est votre ami.

[4] Le siège social se trouve lui à Minato-ku, au 21e étage de l’Asakara Park Building.

[5] Ultimate Fighting Championship : plus grand tournoi de MMA (Mixed Martial Arts) du monde, sport dont sont très friands les Japonais.

[6] Castle Bravo, la plus puissante bombe H jamais testée par les USA.

[7] Les États-Unis acceptèrent aussi de payer la somme de 2 millions de dollars aux victimes, en contrepartie de quoi le Japon dut renoncer à toute procédure ultérieure.

[8] Qui, pour mémoire, appartiennent à la préfecture de Tokyo, bien qu’elles en soient distantes de mille kilomètres.

[9] 424 en 2013

[10] Dōjin ou plus communément Doujin : création amateur. On emploie souvent ce terme pour les mangas parodiques réalisés par des auteurs amateurs, même si cela reste très réducteur. Parfois confondu avec le terme dōjinshi (ou doujinshi) qui désigne les magazines regroupant les manga doujin.

[11] Kimono léger, destiné à l’été

[12] Il s’agit des doubleurs, notamment de dessins animés. Ceux-ci sont très connus dans leur pays, au même titre que des acteurs « live ».

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