Chūō-ku (中央区)

Deuxième étape à Chuo !

Chuo_flag

Drapeau de Chuo

 

 

 

 

Chuo

Chuo

 

Centre commerçant historique, Chūō-ku n’en est pas moins moderne.

Sumida-gawa

Fleuve Sumida (Sumida-gawa) et les tours du quartier de Tsukishima

Nihonbashi-cho (1933)

Nihonbashi-cho (1933)

Nihonbashi-cho (1946)

Nihonbashi-cho (1946)

 

C’est dans le quartier de Nihonbashi, que se sont implantées la Banque du Japon (Nippon Ginkō) et la Bourse de Tokyo (Tōkyō Shōken Torihikijo ou Tōshō).

Banque du Japon (Nippon Ginkō)

Banque du Japon (Nippon Ginkō)

Bourse de Tokyo (Tōshō)

Bourse de Tokyo (Tōshō)

 

Originalité du quartier : c’est au niveau du pont Nihonbashi que l’on peut découvrir le point de départ des « Cinq Routes d’Edo » (Gokaidō), ou point d’origine des routes japonaises [1]. Ces routes portaient un nom et reliaient Edo (aujourd’hui Tokyo) à différents points stratégiques du pays :

Tōkaidō : de Edo à Kyoto, par la côte

Nakasendō : de Edo à Kyoto, par la montagne

Kōshū Kaidō : de Edo à la province de Kai (aujourd’hui la préfecture de Yamanashi)

Ōshū Kaidō : de Edo à la province de Mutsu (aujourd’hui la préfecture de Fukushima)

Nikkō Kaidō : de Edo à Nikkō (aujourd’hui la préfecture de Tochigi)

Kilomètre 0 du Japon

Kilomètre 0 du Japon

Gokaido

Cinq Routes d’Edo (Gokaidō)

Tōkaidō (1825)

Tōkaidō (1825)

 

Sauf que dans les années 60, des urbanistes ont eu la bonne idée de construire une autoroute… juste au-dessus !

Nihonbashi_01

Nihonbashi

Nihonbashi_02

Nihonbashi

Nihonbashi_03

Nihonbashi de nuit

 

Nihonbashi signifie littéralement : « Pont du Japon ». Construit en bois en 1603, l’actuel édifice en pierre date de 1911.
Il est conseillé aux touristes de se rendre au musée Edo-Tokyo, où il est possible de franchir une réplique à l’identique du célèbre pont, mais sans le bruit de la circulation.

 

Juste à côté, à Muromachi, se trouve le magasin principal de l’enseigne Mitsukoshi, entreprise de grands magasins fondée en 1673. À l’origine simple division du groupe Mitsui, elle vendait des kimonos en faisant du porte-à-porte ; mais l’entreprise décida de produirait à l’avance des marchandises que les clients viendraient eux-mêmes acheter dans un magasin. Une révolution au pays du soleil levant.
Il existe plusieurs succursales à travers le monde, mais la boutique de Paris a fermé en 2010.

Mitsukoshi

Mitsukoshi – Nihonbashi

Mitsui Building

Mitsui Building

 

Mitsui est un conglomérat, ou keiretsu en japonais, l’un des plus importants du Japon et même du monde. L’entreprise originale fut fondée au XVIIe siècle par Takatoshi Mitsui, à partir de la petite boutique de son père qui vendait du miso avant de se lancer dans le prêt sur gage. C’est lui qui créa la branche « textile » (Mitsukoshi) et développa les transactions financières et le transfert de fonds dans le Japon féodal.
Aujourd’hui, Mitsui Group est représenté dans tous les secteurs ou presque : Finance (banque, trading), assurances, immobilier, exploitation pétrolière et pétrochimie, industrie métallurgique et chimique, transports, production de papier ou de ciment, gestion des déchets et électronique (avec Toshiba).

 

Ginza regroupe les grands magasins, des galeries d’art, des boutiques de luxe, de grands restaurants. Les enseignes sont ouvertes 7 jours/7 et le week-end après-midi, l’artère principale (Chūō-dōri) est entièrement piétonne.

Wako

Ginza Wako, bijouterie, construite en 1932

 

On y trouve « Le Printemps Ginza », ouvert en 1984, la seule succursale étrangère de la célèbre enseigne.

Printemps Ginza

Printemps Ginza, de jour

 

Printemps Ginza

Printemps Ginza, de nuit
© A. Wee 2012

 

Le quartier, qui tire son nom de l’usine qui frappait la monnaie aux XVIIe et XVIIIe siècles [2], est devenu un quartier de luxe dès 1923, après le grand tremblement de terre du Kantō.
Le prix de l’immobilier y est aujourd’hui le plus élevé du Japon (et certainement l’un des plus élevés au monde), comparable à ce que l’on peut trouver aux Invalides ou aux Champs-Élysées à Paris.

 

De nombreux restaurants ont élu domicile le long de la ligne de métro aérien, près de la gare de Yūrakuchō. Le choix offert au promeneur est assez vaste, depuis l’échoppe de yakitori placée entre les arches, sous les voies, jusqu’au bar à vin français.

Yurakucho_02

Yurakucho

Yurakucho_01

Yurakucho

 

Ginza propose également des lieux de divertissement, comme des théâtres ou des night-clubs.

Kabukiza 1950

Kabuki-za (1950-2013)

Kabukiza 2013

Kabuki-za (2013- ) avec un vilain immeuble qui a poussé entre temps !

 

Bâti en 1889, le Kabuki-za a été reconstruit quatre fois, la dernière en 2013. D’une capacité de 1 924 places, il propose des spectacle de kabuki chaque jour de la semaine, pour des places allant de 30 à 160 € environ.

Ginza map

Plan de Ginza

 

L’arrondissement de Chuo propose aussi, « dans les petites rues par derrière », de vieilles échoppes qui contrastent avec le modernisme de Ginza, comme ici dans le quartier de Tsukiji :

Tsukiji shop 01

Échoppe traditionnelle à Tsukiji

Tsukiji shop 02

Échoppe traditionnelle à Tsukiji

Tsukiji shop 03

Échoppe traditionnelle à Tsukiji

 

« Tsukiji » signifie « terres asséchées » car ces terres ont été gagnées sur le fleuve Sumida au XVIIe siècle. Tsukiji est surtout connu pour son marché au poisson, le plus grand du monde.

Tsukiji Shijo 01

Marché au poisson de Tsukiji (depuis les tours de Shiodome)

Tsukiji shijo 02

Marché au thon

Tsukiji shijo 03

Vendeurs de poisson (04h00)

 

Chaque jour sont vendus quelques 3 000 tonnes de poissons, crustacés et coquillages, pour un chiffre d’affaire d’environ 20 M$ [3]. Le Tsukiji shijō emploie environ 60 000 personnes.
Prévu pour janvier 2014, son déplacement à Toyosu (Kōtō-ku) a finalement été repoussé à mars 2016 [4].

 

Tsukiji hongan-ji

Tsukiji hongan-ji

 

Ce temple bouddhiste rappelle par certains côtés des édifices cambodgiens ou thaïlandais, et ce n’est pas un hasard.
Détruit une première fois en 1657 dans l’incendie de la ville, puis une seconde lors du grand séisme de Kantō de 1923, il est l’œuvre d’un architecte de l’université de Tokyo et non pas une construction traditionnelle [5].

Pour prendre un peu de repos, les jardins Hama Rikyū sauront vous accueillir.
Ceux-ci faisaient à l’origine partie de la demeure de la famille Tokugawa (XVIIe siècle), puis passèrent entre différentes « mains » (ministères, palais impérial) avant de devenir un lieu public en 1946.

Hamarikyu 01

Hama Rikyū (vu depuis les tours de Shiodome (Minato-ku))

Hamarikyu 02

Hama Rikyū – plan d’eau et maison de thé

 

Un plan d’eau et une lagune artificielle, dont le niveau varie en fonction des marées, accueille des poissons d’eau de mer. Au centre, un île abrite la dernière des maisons de thé du lieu : la deuxième ayant été détruite par les bombardements en 1944 (l’ensemble du parc a d’ailleurs beaucoup souffert durant la guerre) ; la troisième l’a été durant le tremblement de terre de 1923.

Hamarikyu 03

Maison de thé de l’île centrale (Nakajima-no-ochaya)

 

C’est à Hamarikyu que l’on trouve le Sanhyakunen-no-matsu, un pin noir tricentenaire, le plus grand du Japon. Il aurait été planté en 1709 par le shogun Ienobu Tokugawa lui-même.
Curiosité : les lieux constituaient jadis un territoire de chasse au canard. En 1935 fut érigé le Kamozuka, un monument visant à réconforter l’esprit des canards tués.

Hamarikyu 04

Cabane de chasse (Hikibori)

 

Le ministère de la Culture japonais classe ce parc parmi les 29 plus beaux sites du pays.
Il est ouvert toute l’année [6] de 9h00 à 17h00, moyennant 2 €. Il est possible d’y accéder par bateau bus. Pour le Nouvel An, des démonstrations de fauconnerie et d’aïkido s’y déroulent.

 

Chuo - Tsukiji-cho et Tsukishima-cho

Vue des quartiers de Tsukiji et Tsukishima (vers le sud)

Au centre, le Kachidoki Ohashi, seul pont à bascule de Tokyo, mais qui n’a plus été relevé depuis 1970.
À gauche (est), les Tokyo Towers dans Tsukishima. Tout au fond, l’île artificielle d’Odaiba.
À droite (ouest), Tsukiji avec, dans le fond, les jardins Hama Rikyū . Légèrement sur la droite encore, le bâtiment jaune foncé, avec le fronton en escalier est le siège de l’Asahi Shimbun, le second quotidien du pays. On distingue également la Tour de Tokyo dans le fond.

 

Chuo - Tsukishima-cho

Vue de l’île de Tsukishima (vers le nord)

Sur cette autre photo, prise à l’opposée de celle du début de l’article, vous noterez le contraste entre les immenses tours et le petit quartier traditionnel.

La spécialité de l’île de Tsukishima est le monjayaki, différents aliments coupés en morceaux puis intégrés ou déposés sur une pâte (œuf, farine de blé, dashi et chou blanc) ; le tout est cuit sur une plaque chauffante.
Bientôt en recette sur le blog d’Ibule !

 

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[1] En France, le kilomètre zéro se situe sur le parvis de Notre-Dame de Paris, et est matérialisé par une rose des vents.

[2] Ginza : pièce d’argent

[3] Pour l’année 2013, le C.A. était estimé à 5,9 Md$.

[4] Cette relocalisation a suscité de nombreux débats, certains opposant estimant que le nouveau terrain, autrefois occupé par une centrale à gaz, est trop pollué.

[5] Chūta Itō, entre 1931 et 1934.

[6] À l’exception des 29, 30 et 31 décembre et du 1er janvier.

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2 réflexions sur “Chūō-ku (中央区)

  1. On en rigole, mais en fin de compte, c’est un peu triste de se dire qu’au tout départ, y a quand même des gens qui peuvent avoir ce genre d’idées. :-/
    « Tiens, et si on faisait une ligne de métro aérienne au-dessus du Jardin des Tuileries ? »

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