A la découverte des Mystérieuses Cités d’or

Qui ne connaît pas ces paroles?

Le 16ème siècle …
Des 4 coins de l’Europe,
De gigantesques voiliers partent à la conquête
Du Nouveau Monde.
A bord de ces navires, des hommes,
Avides de rêve, d’aventure et d’espace,
A la recherche de fortune.
Qui n’a jamais rêvé de ces mondes souterrains,
De ces mers lointaines peuplées de légendes,
Ou d’une richesse soudaine qui se conquérait
Au détour d’un chemin de la Cordillère des Andes.
Qui n’a jamais rêvé voir le soleil souverain
Guider ses pas au cœur du pays Inca
Vers la richesse et l’histoire
Des Mystérieuses Cités d’Or
Enfant du Soleil,
Tu parcours la Terre, le Ciel,
Cherches ton chemin,
C’est ta vie, c’est ton destin.

Les Mystérieuses Cités d'or

Les Mystérieuses Cités d’or

Et le jour, la nuit,
Avec tes deux meilleurs amis,
A bord du Grand Condor,
Tu recherches les Cités d’Or.

Ah, ah, ah, ah, ah,
Esteban, Zia, Tao, les Cités d’Or
Ah, ah, ah, ah, ah,
Esteban, Zia, Tao, les Cités d’Or

Les Cités d’Or, les Cités d’Or

Enfant du soleil,
Ton destin est sans pareil,
L’aventure t’appelles,
N’attends pas et cours vers elle.

Ah, ah, ah, ah, ah,
Esteban, Zia, Tao, les Cités d’Or.

 

Gilles Broche et Rui Pascoal ont décortiqué dans leur livre Les secrets d’une saga mythique, la série Les Mystérieuses Cités d’or. Histoire de la création de la série, des dessins, de la production, de la diffusion… Ce livre est très complet.

Rencontre avec Gilles Broche à l’occasion du premier anniversaire de l’ouvrage.

JAPAN EXPO 2014 - Gilles Broche

JAPAN EXPO 2014 – Gilles Broche

Biographie (fournie par l’éditeur Soleil)

De formation scientifique et avec plus de 10 ans d’expérience en ingénierie multimédia, la technique et la rigueur n’ont pas de secrets pour lui. Quand il s’attaque à un sujet, il aime à en comprendre les tenants et les aboutissants. En 2000, il a fondé l’association « Les enfants du Soleil » (fan-club des Mystérieuses Cités d’or), dont il est le président, ainsi que le rédacteur en chef et le maquettiste du magazine éponyme (deux fois primé meilleur fanzine à Japan Expo). Il est également rédacteur occasionnel auprès d’autres revues comme Animeland et Manga Kids, pour les livrets bonus de l’édition DVD collector intégrale des MYSTÉRIEUSES CITES D’OR chez Kazé et pour les bonus documentaires de l’adaptation manga de la série chez Kazé Mangas. Il organise aussi des évènements (conférences, expositions jeux de pistes, voyages,…) autour de l’univers très vaste de cette série.

Ibule : Co-auteur d’un livre dédié aux Mystérieuses Cités d’or et président du fan club de cette série, quand êtes-vous tombé le nez dans « la marmite » des Mystérieuses Cités d’or  ?

Gilles Broche : Le jour où j’ai vu la première diffusion en 1983. Ça a été très rapidement ma série préférée et ça l’est resté depuis. Le fan-club, ça a été vers le début des années 2000, j’ai rencontré d’autres fans par le biais d’Internet, et puis un jour, on a proposé cette idée de créer une association. On était plusieurs à être d’accords. On s’est lancé dans un magazine, dans des sorties, dans des visites d’expositions, dans des voyages pour essayer de retracer un peu le voyage des trois enfants. On a commencé par Barcelone. Après, on s’est dit que ça serait pas mal de faire une initiation dans la marine, puis on a découvert que le bateau, qui a servit de modèle à l’Espéranza dans la série, était à Londres, sur la Tamise. Donc on l’a visité. On est aussi allé au Pérou. Maintenant, on vise le Mexique pour le prochain voyage.

C’est un travail monumental de réaliser un ouvrage comme celui-ci.

J’ai effectivement passé pas mal de temps dessus. Plusieurs années. Combien de temps exactement ? C’est difficile à quantifier. Si on compte entre la signature chez l’éditeur et la sortie chez l’imprimeur, ça fait un an. Mais avant, il y a plusieurs années de préparation. Je suis moi-même président du fan-club des Mystérieuses cités d’or. J’écris un magazine depuis une quinzaine d’années maintenant. J’ai déjà plusieurs numéros de sortis. Donc des recherches avaient déjà été faites. Il a fallu compléter par des interviews, des rencontres, des recherches…

Vous êtes allé au Japon pour trouver les renseignements ?

Non. Tout s’est fait uniquement par mail avec le Japon. J’étais en relation avec Mitsuru Kaneko, le producteur et co-auteur de la série originale, quelqu’un de chez NHK [NdA : producteur et diffuseur japonais. NHK est le plus grand groupe d’audiovisuel japonais] et quelqu’un du Studio Pierrot, le studio qui a fait l’animation.

J’avais aussi deux contacts aux États-Unis : pour la musique et pour les ordinateurs d’époque qui ont générés certaines images qu’on voit dans le générique. On ne peut pas les qualifier d’images de synthèse mais de précurseurs des images de synthèse.

A-t-il été compliqué d’obtenir les informations ?

Oui, il y a eu beaucoup d’embuches. Notamment au niveau du temps qu’on avait prévu avec l’éditeur au départ. On a largement dépassé les délais. On avait prévu 6 mois au départ. Et on a mis un an au final.

Les mystérieuses cites d'or- affiche

Les mystérieuses cites d’or- affiche

Obtenir les droits n’a pas dû être simple ?

Comme Jean Chalopin, l’auteur [français] et producteur à l’origine de la série originale a récupéré les droits pour produire la suite, il a suffit de s’adresser à lui, ce qui n’était pas le cas quand on a initié le projet en 2007. En 2007, Jean Chalopin n’avait pas encore les droits et il fallait s’adresser à la fois à Tokyo, au Luxembourg… [Les Mystérieuses Cités d’or est une coproduction franco-japonaise] Et on ne savait pas exactement à qui il fallait s’adresser. Quand on a eu l’idée de le faire, on a pas pu le faire tout de suite parce qu’il a fallu attendre quelques années.

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris quand vous avez commencé à travailler sur cet ouvrage ?

Je pensais, en ayant écrit plusieurs articles, déjà en connaître un rayon sur Les Mystérieuses Cités d’or, mais je me suis aperçu que je n’en connaissais pas la moitié.

Les Mystérieuses Cites d'or - Zia,Tao et Esteban

Les Mystérieuses Cites d’or – Zia,Tao et Esteban

Pourquoi avoir choisi de travailler avec Rui Pascoal ?

On se connaissait depuis une dizaine d’années et un jour on s’est rendu compte qu’entre mes recherches en tant que président de fan-club et les siennes, il y avait de quoi faire quelque chose. Lui, il était beaucoup dans les interviews de comédiens, chanteurs, musiciens. Il avait déjà interviewé la plupart des comédiens de doublages des Mystérieuses Cités d’or, le chanteur, le musicien… On s’est rendu compte qu’à nous deux on pouvait faire quelque chose. Au début, on pensait faire un hors série de mon magazine ou un hors série d’Animeland [Rui Pascoal y travaille] et puis on s’est dit pourquoi pas un livre. On a démarché les éditeurs et, heureux hasard, c’est chez Soleil qu’au final ça c’est fait.

Le livre est sorti il y a un an. Les ventes sont-elles bonnes ?

On en a tiré 5 000 exemplaires. De vendus, je n’ai pas le chiffre exact, mais je sais qu’on est au-dessus des 3 000 depuis plusieurs mois. De manière générale, le livre plaît à tous ceux qui l’on lu.

Livre - Les Mystérieuses Cités d'or

Livre – Les Mystérieuses Cités d’or

Avez-vous un autre projet ?

Oui, on aimerait bien faire un autre livre. Mais au niveau des droits, c’est compliqué. Les gens sont toujours d’accord pour qu’on fasse un livre pour telle ou telle œuvre mais après, il y a toujours la question des droits à l’image. Surtout si on s’intéresse à des coproduction comme toutes les séries qu’avait faites Jean Chalopin à l’époque, par exemple. Ce sont toutes des séries en coproduction, donc les droits sont aujourd’hui dispatchés on ne sait pas trop entre qui et qui.

Un exemple d’anime sur lequel vous aimeriez travailler ?

Ce sont tous des animes qui ont 20-30 ans, des séries qu’on a connues étant plus jeune. On aimerait bien faire Ulysse 31, par exemple, mais c’est compliqué.

Les Mystérieuses Cités d'or

Les Mystérieuses Cités d’or

Extrait du livre Les secrets d’une saga mythique :

Le mythe trouve ses racines en Europe, au VIIIème siècle de notre ère, lors de l’invasion de la péninsule Ibérique par les sarrasins. Une légende portugaise rapporte que lors de l’invasion de Porto, l’archevêque de la ville ainsi que six évêques et leurs familles ont fui vers l’ouest à travers l’océan, jusqu’à atteindre une terre nouvelle. Chaque évêque y aurait bâti une ville. Les sept cités seraient devenues des états prospères et paisibles, sortes de communautés utopiques. La prétendue richesse de ces cités les a fait appeler par le peuple « les sept cités d’or ».

1966. L’auteur américain Scott O’Dell publie The King’s Fifth, un roman d’aventures pour la jeunesse. Il s’inspire du mythe des cités d’or et introduit notamment les personnages d’Esteban, Zia et Mendoza.

1977. Le livre de Scott O’Dell arrive au Japon. Il romance le mythe des Cités d’or et opère ainsi un transfert de la réalité vers la fiction. L’ouvrage va connaître une seconde vie en servant de base littéraire à une œuvre télévisuelle promise à un destin exceptionnel.

1980. Le développement graphique des Mystérieuses Cités d’or commence.

1981. La France, représentée par la société DIC et son président Jean Chalopin, entre sur la scène de la production des Mystérieuses Cités d’or.

Chalopin poursuit : « Il existe des différences assez importantes dans les dialogues d’une version à l’autre, parce que sur certains points nos opinions ont divergé jusqu’au bout – ne serait-ce que sur le titre de la série ». Ainsi, les producteurs Chalopin et Kaneko choisissent très tôt de faire deux versions différentes en postproduction. Le titre Taiyô no ko Esteban (« Esteban, l’enfant du Soleil ») est conservé pour le Japon, tandis que Les Mystérieuses Cités d’or devient celui pour la France. « Pour des raisons commerciales, nous avons décidé de ne pas afficher la coproduction et de faire des génériques séparés dont chacun tirait profit sur son propre territoire. A l’époque, les dessins animés japonais étaient mal vus en France, par les journaux bien pensants et les parents. Nous avons dû oblitérer en partie la présence japonaise ». Et la version japonaise fait de même avec la participation française.

Générique, version japonaise :

 

 

Générique, version française :

 

La particularité des Mystérieuses Cités d’or, ce sont aussi les mini-reportages qui concluent chaque épisode. Ils assurent le côté éducatif du programme et permettent de distinguer la réalité de la fiction. Des équipes de reporters ont fait le tour du monde pour rapporter ces images extraordinaires.

 

Machu Picchu

Machu Picchu

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