Prostitution : de nouvelles pratiques au Japon

 

Je viens de tomber sur un article assez intéressant et surtout déroutant sur la prostitution au Japon. Les jeunes lycéennes seraient de plus en plus nombreuses à pratiquer « la vente de leur corps ».

Joshi-Kosei-Satsueikai_girl-selling-dvds-of-her

Jeune fille vendant un DVD où elle pose dans différents uniformes, et proposant de poser pour 480 ¥ (3,5 €)

Le quartier Akihabara de Tokyo, paradis des otakus, est particulièrement touché par le Joshi Kōsei Osanpo [1], un service payant qui permet la rencontre entre des jeunes filles mineures et des hommes plus âgés.
Á la base, il s’agit pour l’homme de pouvoir effectuer une balade en compagnie d’une charmante jeune fille et de lui faire la conversation, comme s’il se promenait avec sa copine. Une prestation qui connaît un franc succès dû un fort sentiment de solitude de la part des Japonais, mais aussi à cause d’une mode qui idolâtre presque les lycéennes (a fortiori en uniforme scolaire).
Cependant, le service n’a cessé de dériver ; il n’est pas rare que ces rencontres se transforment en séances photo (JK Satsueikai), séances massage (JK Rifure) voire finissent dans des « love hotels » pour des relations sexuelles tarifées.
Le pire étant que les établissements proposant ces services ont pignon sur rue et il n’est pas rare de croiser des mineures distribuer des tracts dans ce quartier très tendance de la capitale.

 

Suite à cette recrudescence, le gouvernement a mis en place le 1er avril 2014 une interdiction de promouvoir ce service dans le tokubetsu de Chiyoda.
Au-delà du périmètre très restreint de l’interdiction (aussi bien géographique que légal), il faut savoir qu’aucune sanction n’est pour le moment prévue à l’encontre des contrevenants…

Fin octobre 2015, Maud de Boer-Buquicchio, rapporteure spéciale de l’ONU sur le trafic d’enfants et la pornographie impliquant des mineurs, affirmait que 13% des écolières japonaises acceptaient des rendez-vous rémunérés pouvant inclure une relation sexuelle [2].
La très vive réaction du gouvernement nippon obligea la rapporteure à se rétracter, et nombre d’ONG accusent le Japon de laxisme sur le sujet, alors que le JK business est en constante augmentation.

 

Sur le sujet, voyez cet intéressant reportage (mais peu reluisant pour la gente masculine nippone), réalisé par Simon Ostrovsky et Jake Adelstein de Vice News.

(sous-titres FR disponibles)

 

 

 

[1] « Joshi kōsei » désigne une lycéenne et « osanpo » une balade.

[2] Plus d’infos dans l’article de Libération.

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